La vie Communale

Statue du Comte de Falloux

La statue, en bronze, représente le Comte de Falloux, appuyé à une stèle et prononçant son discours sur la liberté de l'enseignement en 1880. Elle est placée sur un piédestal en pierre calcaire.

Monsieur le Comte de Falloux est né le 7 mai 1811 à Angers, fils de Guillaume Frédéric, Comte de Falloux, chevalier de Saint Louis, décédé en 1850 et de Loyde Thérèse de Fitte de Soucy, décédée en 1850. Sa grand-mère, Madame de Soucy, avait été sous gouvernante des enfants de Louis XVI.

Il fit ses études au lycée d'Angers puis au collège Bourbon à Paris (aujourd'hui lycée Condorcet). En 1841, il épousa Mademoiselle de Caradeuc de la Chalotais dont il eut une fille décédée célibataire à 39 ans. Il eut un frère, éminent prélat, le cardinal de Falloux, dont une plaque commémorative figure dans la chapelle du cimetière, et qui fut enterré à Rome. De grande taille, les cheveux blonds, les yeux bleus, il séduisait tout ceux qu'ils rencontrait dans les salons. A l'issue de ses voyages en Autriche, Italie, Angeleterre et Russie, il revenait séjourner à Paris où il fréquenta Lacordaire, Montalembert, sans oublier Madame Swetchine.

Il devint député de l'arrondissement de Segré en 1846. Réélu aux élections générales de 1848 et 1849. Il fut ministre de l'Education et du Culte sous Napoléon III. On lui doit entre autre la loi de 1850 établissant le principe de la liberté de l'enseignement, dite "Loi Falloux". 

Monarchiste convaincu, (ses mémoires portent le titre de "Mémoires d'un Royaliste") il eut de fréquents démélés avec les administrations impériales et républicaines. Lorsque le prince Président accéda à l'empire en 1852, le Comte de Falloux, connu pour son opposition, fut arrêté. Une fois relâché, il se retira des affaires publiques, partageant son existence entre Le Bourg d'Iré et la Capitale. C'est alors qu'il entreprit la transformation de son habitation de la Mabouillère, en y ajoutant les constructions qui en firent le château du Coudray tel que nous le connaissons aujourd'hui.

Il fut élu à l'Académie Française en 1856 et écrivit de nombreux ouvrages dont "la vie et les oeuvres de Madame Swetchine", la correspondance entre le révérend Père Lacordaire et cette dame, l'histoire de Saint Pie V, pape, une vie de Louis XVI, le voyage en Egypte et les ruines etc...